Si vous pensiez que la guerre culturelle aux États-Unis ne pouvait pas devenir plus absurde, détrompez-vous ! D’un côté, Donald Trump et Elon Musk lancent des croisades contre le « woke » comme si c’était une nouvelle pandémie. De l’autre, Hollywood et l’industrie musicale continuent de brandir leurs pancartes arc-en-ciel et de livrer des discours enflammés sur l’inclusivité… avant de retourner dans leurs villas à 20 millions de dollars.
2024 : Trump et Musk : Les justiciers anti-woke (du moins sur Twitter)
Depuis son éviction (temporaire) de la Maison-Blanche, Donald Trump s’est reconverti en influenceur full-time sur Truth Social, où il dénonce le « wokisme » à grands coups de majuscules et de points d’exclamation. Il promet que, s’il revient en 2025, il « nettoiera Hollywood », comme si les Oscars étaient devenus un complot gauchiste pour imposer des films sur les licornes non-binaires.
De son côté, Elon Musk, après avoir racheté Twitter (pardon, « X »), s’est auto-proclamé chevalier de la « liberté d’expression »… sauf quand il s’agit de critiquer ses entreprises. Il rêve d’un monde où on pourra faire des blagues douteuses sans être « annulé »—un combat noble, s’il ne venait pas d’un milliardaire qui mute ses employés dès qu’ils lui répondent mal sur Slack.
Hollywood : La révolte des stars (et des hashtags)
Face à cette offensive, le gratin du showbiz américain ne reste pas silencieux. Taylor Swift, devenue l’icône politique que personne n’avait vue venir, continue de mobiliser ses Swifties pour voter contre Trump. Robert De Niro enchaîne les discours incendiaires, et Mark Ruffalo tweete plus de messages engagés qu’il ne tourne de films Marvel.
Mais le vrai défi pour les stars, c’est d’être crédibles en défenseurs du progressisme… tout en jouant dans des blockbusters produits par des studios accusés d’exploiter des artistes sous-payés. Parce qu’entre deux discours sur l’égalité, il faut bien tourner une pub pour une marque qui fait bosser des enfants au Bangladesh.
Hollywood vs. Trump : Les Stars en Mission (Presque) Impossible
Depuis que Donald Trump a débarqué en politique comme un guest star improbable dans un mauvais remake de House of Cards, les célébrités américaines ont trouvé un nouvel ennemi public numéro un. Entre tweets enflammés, concerts engagés et discours larmoyants aux Oscars, les stars ne reculent devant rien pour empêcher le retour du « bad orange guy ». Mais face à un adversaire qui se nourrit du scandale comme un influenceur de ses placements de produits, la bataille s’annonçait… compliquée.
Trump, l’ennemi parfait de Hollywood
S’il y a bien une chose que Trump a réussi, c’est à unir Hollywood… contre lui. Depuis 2016, les stars rivalisent de punchlines pour le descendre. Meryl Streep l’a comparé à un tyran en direct aux Golden Globes, Robert De Niro a proposé de lui mettre une droite (on attend toujours), et Taylor Swift, autrefois discrète sur la politique, s’est transformée en militante anti-Trump, mobilisant ses fans comme une armée bien coiffée.
Mais Trump adore ça. Chaque attaque de star lui permet de jouer la carte du héros persécuté par l’élite « décalée » d’Hollywood. Il se moque, il répond par des tweets assassins (ou du moins, il le faisait avant que Twitter ne l’éjecte temporairement), et il renforce ainsi son image de candidat du « vrai peuple » face aux « riches déconnectés ». Ironie suprême, lui-même a passé des décennies à côtoyer ces mêmes célébrités avant de les transformer en punching-ball politique.
Les stars, entre engagement sincère et contradictions gênantes
Dans leur lutte contre Trump, certaines célébrités ont sincèrement tenté de faire bouger les choses. Oprah Winfrey a failli se présenter à la présidence (avant de se rappeler qu’elle pouvait influencer le monde sans se coltiner le Congrès), LeBron James a utilisé son statut pour encourager le vote afro-américain, et des artistes comme Billie Eilish ou Ariana Grande ont ouvertement soutenu Joe Biden.
Mais il y a un hic. Difficile de dénoncer Trump comme un « danger pour la démocratie » tout en continuant à tourner des films financés par la Chine ou à prendre des jets privés pour aller prêcher l’écologie. Résultat ? Une partie de l’Amérique voit ces stars comme des donneurs de leçons hypocrites, coupés de la réalité du citoyen moyen.
Hollywood en 2025 : Exil, thérapie et tweets rageurs depuis l’élection de Trump (encore une fois)
20 Janvier 2025 : Donald Trump est de retour à la Maison-Blanche. Et à Hollywood, c’est la panique totale. Depuis l’annonce de sa victoire, les stars américaines oscillent entre crise de nerfs, menaces d’exil au Canada (comme en 2016, mais cette fois, elles semblent vraiment faire leurs valises) et discours apocalyptiques sur la fin de la démocratie… avant de retourner à leurs brunchs vegan à Los Angeles.
La Grande Évasion : « On part tous en Europe (ou pas) »
En 2016 déjà, plusieurs célébrités avaient promis de quitter le pays si Trump gagnait. En 2025, le refrain recommence :
- Cher annonce qu’elle part sur Mars (SpaceX serait apparemment en pourparlers).
- Lena Dunham jure qu’elle déménage en France, où « les choses sont civilisées » (quelqu’un devrait peut-être lui parler des grèves et des manifs).
- Samuel L. Jackson et Whoopi Goldberg sont prêts à prendre un vol direct pour le Canada.
Mais comme en 2016, il y a fort à parier que la majorité d’entre eux resteront bien sagement à Beverly Hills… avec quelques tweets passifs-agressifs en bonus.
La Résistance Hollywoodienne : « Ok, on reste, mais on va littéralement sauver le pays »
Les stars qui ne fuient pas choisissent l’option « résistance héroïque » :

- Taylor Swift transforme ses concerts en meetings politiques. Chaque tournée devient une campagne anti-Trump et ses fans (les Swifties) s’organisent pour faire tomber les républicains État par État.
- Mark Ruffalo, fidèle à lui-même, enchaîne les tweets indignés et les pétitions. Hulk est en colère.
- LeBron James multiplie les discours sur l’importance du vote, entre deux matchs où il marque 40 points pour les Lakers.
De son côté, George Clooney tente une dernière fois de convaincre tout le monde qu’il faut un candidat démocrate plus « charismatique » pour 2028 (spoiler : il risque de se proposer lui-même).
Oscars 2025 : Un festival du malaise
Cette année, la cérémonie des Oscars ressemble plus à un groupe de soutien qu’à une fête du cinéma.
- Meryl Streep prononce un discours de 20 minutes sur la « dérive autoritaire ».
- Joaquin Phoenix, après avoir dénoncé l’industrie du lait en 2020, décide cette fois de s’attaquer à la dictature trumpienne.
- Lady Gaga arrive en robe étoilée aux couleurs du drapeau américain, comme si elle s’apprêtait à reprendre Born This Way en hurlant contre l’oppression.
Pendant ce temps, Trump, fidèle à lui-même, tweete en direct :
🟠 « Les Oscars sont TRÈS TRISTES cette année. Ces losers ne comprennent rien au peuple américain ! Low ratings, SAD! »
Et maintenant ?
Alors que le pays se divise plus que jamais, Hollywood continue son combat… tout en tournant des blockbusters financés par des studios qui financent des politiciens des deux camps. Bref, le business continue.
En attendant, la vraie question est : qui sera la prochaine star à se présenter en 2028 pour « sauver l’Amérique » ? Taylor Swift ? The Rock ? Ou… un retour surprise de Kanye West ? 🍿




